Refuge d’âme
- Manifeste -
L’intention du lieu
Le monde change. Et peut-être sommes-nous invités à changer avec lui.
Je crois que nous traversons une période où beaucoup de choses que nous pensions solides commencent à se fissurer.
Nos manières de travailler, d'aimer, de réussir, de nous définir, de remplir nos vies.
Nous avons appris à avancer, à faire, à produire, à chercher des réponses à l'extérieur de nous.
Et peut-être qu'aujourd'hui quelque chose nous invite à revenir au corps, au silence, au vivant, à cette intelligence intérieure que nous avons parfois appris à ne plus écouter.
Je ne crois pas qu'il s'agisse de rejeter le monde ou de trouver une nouvelle manière parfaite de vivre.
Je crois qu'il s'agit plutôt de retrouver notre capacité à discerner.
À sentir ce qui est juste pour nous, à entendre ce qui se passe réellement en nous, à reconnaître ce qui nous nourrit et ce qui nous éloigne de nous-mêmes.
Et cela demande parfois de ralentir suffisamment pour que quelque chose puisse apparaître.
Ce que je souhaite transmettre
Ne pas transmettre une méthode, mais une manière d'habiter.
Donner un contenant concret à quelque chose de subtil.
Faire descendre le spirituel dans la matière, dans le quotidien, dans la relation, dans la façon de prendre soin.
Et parce que ce qui est subtil a besoin d'un endroit pour prendre corps, j'ai créé SOY.
Un endroit où le subtil peut devenir concret. Où l'expérience peut devenir transformation. Où l'on ne vient pas apprendre une nouvelle façon d'être, mais peut-être se rappeler comment habiter la sienne.
Ce n'est pas une méthode que je cherche à créer parce que, justement, ce que je transmets ne vient pas d'une méthode.
C'est une manière d'être, une manière d'habiter, une manière de regarder, une manière de prendre soin.
Une manière d'être en relation avec le vivant, avec soi, avec l'autre, avec l'invisible et avec la matière.
Quand le subtil cherche à prendre corps
C'est aussi ce que j'expérimente dans ma propre vie.
Au fil des années, j'ai compris que le spirituel n'avait pas besoin d'être séparé du quotidien.
Qu'il pouvait être dans une façon de travailler, dans une manière d'aimer, dans la façon dont nous habitons une maison, dans notre rapport au corps, aux plantes, à la terre, au temps. Dans les choix très simples par lesquels nous donnons une direction à notre vie.
Je ne crois pas à la séparation entre le spirituel et le concret.
Ce qui se passe à l'intérieur cherche toujours, d'une manière ou d'une autre, à prendre forme dans la matière.
Et c'est peut-être là que j'ai commencé à comprendre ce que je cherchais réellement à créer.
Donner une forme à l'invisible
Je crois que nous avons besoin de lieux où tout cela puisse exister ensemble.
Des lieux où l'on puisse ralentir suffisamment pour entendre, se déposer suffisamment pour sentir, revenir suffisamment à soi pour commencer à choisir depuis un autre endroit.
Pas pour fuir le monde.
Mais pour y revenir autrement.
C’est cela que je souhaite faire vivre avec SOY.
Un espace où l'on puisse se retrouver sans avoir à devenir quelqu'un d'autre.
Un espace où le soin puisse être concret sans perdre sa profondeur.
Où le spirituel puisse être présent sans avoir besoin de se couper de la vie.
Où le travail, la relation, la création, le corps et le vivant puissent cesser d'être des territoires séparés.
Je crois profondément que nous n'avons pas à choisir entre les différentes dimensions de notre vie.
Nous avons à apprendre à leur donner leur juste place.
À créer une vie suffisamment vaste pour que tout ce qui nous habite puisse y prendre corps.
Et si habiter sa vie, c’était aussi cela :
Ne plus chercher à devenir quelqu'un d'autre, mais laisser peu à peu toute sa vie devenir pleinement sienne.
♥